A tous ceux qui se demandent,  à quoi ressemble un dimanche banal en mAlicie, lorsque je ne suis pas hypnotisée par un Ishbel, la réponse se trouve ci-dessous.

Tout d'abord, régulièrement le dimanche matin, l'Homme emprunte mon scooter pour sacrifier au rituel maintenant bien établi du Café-scoot.

L'Homme naturellement c'est celui qui vit sous mon toit et avec lequel j'élève tant bien que mal nos enfants.

Le rituel du Café-scoot, c'est une réunion quasi hebdomadaire à laquelle l'Homme  se rend... en scooter (héhé, je sens que vous commencez à comprendre le lien...) afin de rencontrer, autour d'une bière autour d'un café, d'autres poilus.

Ainsi attablés en terrasse, l'Homme et ses amis poilus refont le monde, comparent les mérites respectifs de leur scooter et reparlent d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, de cette époque bénie où ils n'étaient pas embarassés d'enfants et autres femmes liberticides.

Ceci fait, l'Homme chevauche de nouveau mon scooter et rentre à la maison, le moral au beau fixe avec le sentiment satisfaisant du devoir accompli.

Pendant ce temps, je me retrouve de mon côté livrée à moi-même avec trois enfants âgés de 1 à 5 ans, qu'il faut occuper.

Je sais pertinemment qu'en disant cela, je n'arracherai pas une larme à ceux qui nous connaissent, Monsieur MAlice, les enfants et moi, mais je tente ma chance auprès de tous les autres....

Le problème est rapidement résolu en ce qui concerne le plus petit des trois puisque très vite arrive l'heure de sa sieste du matin (vous l'aurez compris, le plus petit des trois est aussi le plus mignon).

Malheureusement cela tend à compliquer les choses pour les deux grands puisqu'une fois le plus petit dans son lit, l'occupation doit rester intérieure, pas question d'aller galoper au parc.

Pas de chance, c'est toujours à ce moment précis que les grands veulent aller au parc, parce que dans la maison c'est cro nul, ya rien à faire et on n'a même pas de jouets pour s'amuser.

Les pauvres, ça ne rate jamais, ça me fend toujours le coeur...

Tout ceci met tout le monde de mauvaise humeur et il n'est pas rare que les grands finissent enfermés dans leur chambre avec interdiction d'en sortir aussi longtemps qu'ils n'auront pas repris goût à la vie.

J'en profite pour faire cet aparté alors que me revient soudain à l'esprit le fait que bizarrement d'ailleurs, la tendance s'inverse l'après-midi et lorsque tout le monde est réveillé et que nous proposons d'aller goûter au parc, les grands se souviennent immanquablement de tous les jeux passionnants qui meublent leur chambre et refusent catégoriquement d'aller au parc.

De là à penser qu'une intention maligne les habite il n'y a qu'un pas que je me refuse absolument à franchir, n'insistez pas, je ne reviendrai pas là dessus.

Mais revenons à nos moutons, ou plus exactement à nos enfants et à ce moment précis où ce matin, Corentin s'est endormi comme une souche, aussitôt posé dans son lit (quand je vous dis qu'il est mignon...).

Comme à leur habitude les deux autres (ils sont mignons aussi, ne vous méprenez pas, mais différemment...) ont commencé à gémir sur le sort.

Galvanisée par le succès que l'on sait sur un dénommé Ishbel, le moral en acier et la patience à son plus haut niveau, je suis parvenue, grâce à une ruse pourtant éculée, à désamorcer à la crise:

ingr_dients_gateau

Et oui, un atelier pâtisserie.

Mais attention, pas pour fabriquer n'importe quel gâteau, non. Pour faire, l'élite, que dis-je, la Rolls des cake au citron dixit Monsieur MAlice himself, qui a rapporté la recette de son bureau comme un trésor.

Pour réaliser l'élite des cakes au citron, vous aurez donc besoin de:

250 g de beurre

250 g de sucre

250 g de farine (ça va, jusque là, c'est pas trop compliqué à retenir. En fait c'est un quatre quart au citron dans un moule à cake, ni plus ni moins...)

5 oeufs (et 5 oeufs, à votre avis, à vue de nez ça pèse combien? ça ferait pas dans les 250 g d'oeufs, ça)

1 yahourt,

1 sachet de sucre vanillé

1 sachet de levure chimique

1 jus de citron jaune

1 jus de citron vert (sinon, un grand verre de pulco ça le fait bien aussi).

Vous commencez par mélanger le beurre mou (parce que sorti du réfrigérateur 5 heures auparavant) avec le sucre, puis ensuite vous ajoutez progressivement tous les autres ingrédients en finissant par la levure, sans jamais oublier de mélanger avec le fouet.

Et pour ceux qui, comme moi ont la faculté d'anticipation d'une mouche et sont bien incapable de savoir 5 heures à l'avance qu'ils vont faire un gâteau, le beurre 30 secondes au micro-ondes, ça marche très bien aussi.

Enfournez 40 mn thermostat 210.

A la sortie ça donne ça:

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Un cake tellement vilain que je n'ose même pas vous le mettre en grand format.

Au chapitre des anecdotes amusantes concernant ce cake, à noter que j'ai failli mettre le feu à l'appartement en l'enfournant en mettant le papier sulfurisé en contact avec la résistance du haut du four (quelle idée aussi de mettre une résistance à un endroit pareil, non mais vraiment, je vous jure).

Fort heureusement, j'ai pu contrôler les flammes en passant rapidement mon cake sous l'eau (ceci expliquant peut-être cela) pendant qu'Aurélien relatait la scène à sa soeur qui l'avait ratée Viens voir, Camille, maman elle a fait  UN INCENDIE !!!!

Un incendie, un incendie, tout de suite les grands mots...

Non, c'est juste qu'il faut se rendre à l'évidence, à chaque fois qu'il me prend des velléités de croire que je pourrais être une femme d'intérieur accomplie, le destin se charge de me ramener à la réalité.

Passé ce désagréable incident, le cake a pu cuire, Sam a pu venir le goûter pour le thé, personne n'est mort et entre temps Monsieur mAlice est rentré, gonflé à bloc de son café scoot et l'après-midi s'est partagé entre parc, thé-copine et tricot.

Voilà, un dimanche somme toute banal en mAlicie.

Pour celles et ceux qui se poseraient la question de ce qui est en train de monter sur mes aiguilles maintenant qu'Ishbel en est tombé:

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Un petit gilet pour Camille, en attendant la réalisation de mon nouveau projet